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Press Cuttings
Hommage à Mahmoud Darwich à la
salle Ibn-Zeydoun
Brillants musiciens pour poésie planétaire
4 Octobre 2009
Le concert donné par le chanteur
palestinien Moneim Adwan, vendredi, à la salle Ibn-Zeydoun de
Ryadh el Feth, a subjugué le tout-Alger venu rendre hommage à
Mahmoud Darwich, disparu en août 2008. En offrant aux vers le
support des gammes arabo-persanes et de leur grand talent, les
quatre artistes, originaires de Palestine, de Syrie et d’Egypte,
ont permis au public d’effectuer une véritable immersion dans le
verbe irremplaçable de Darwich. Le public de la salle
Ibn-Zeydoun a partagé cette ivresse des profondeurs, communiant
par la grâce du verbe, de la voix et des instruments de musique
traditionnelle avec l’esprit et la lettre du poète disparu. Le
spectacle a démarré très fort sur une note de deuil et de vie.
Les jeunes artistes tout de noir vêtus, étaient assis sur une
scène cernée d’une lumière rouge sombre comme dans une immense
flaque de sang. Adwan Moneim, à la voix et au luth, Essayed
Chaâbane, joueur de nay égyptien, Safwane Kanani violoniste
palestinien et Samir Hamsi, percussioniste syrien ont interprété
des créations puisées aux sources de l’art arabe ancien et de la
tradition populaire palestinienne. Tout y était. La voix de
ténor de Moneim a préludé avec douceur pour s’élever jusqu’à
atteindre des hauteurs où les volutes des appels à la prière
étaient facilement identifiables. Ce brillant musicien et
musicologue, natif de Rafah dans la bande de Gaza a commencé son
initiation musicale par les psalmodies coraniques et cela
s’entendait. Dans ses improvisations, le flûtiste égyptien a
mené les spectateurs aux confins de l’Asie. Avec une maestria
incomparable, il est passé du registre le plus endeuillé aux
ritournelles les plus fraîches et ludiques. Le violoniste a, en
plus des accents déchirants habituels à son instrument, fait
entendre des nuances d’une délicatesse exquise. Le
percussionniste, au bendir et à la derbouka a également été
parfait en accompagnement et en solo. «Ana aârif ma ourid : je
sais ce que je veux» a été le premier poème à faire frémir
l’assistance d’enthousiasme. Puis «Ana darwich abou eddaraouich»
a été suivi du poème tiré du répertoire populaire palestinien
«Ana fares el foursane». Ce morceau, très applaudi, a été suivi
d’un magnifique poème : «Ouhibouki yaouman oua arhal, ouhibouki
yaouman oua abki, li ana ouajhaki ajmal min ouajhi oumi , oua
ajmal». Le poète pleure en quittant la bien-aimée dont le visage
est plus beau que celui de sa mère et encore plus que cela. Puis
«Illahi, aîdni illa ouatani andalib : mon dieu rend-moi,
rossignol, à ma patrie...», a plongé les spectateurs dans
l’univers lumineux d’un Darwich littéralement immortalisé. A la
fin du concert, clôturé par une ovation du public, Moneim Adwan,
en Algérie pour la première fois, a salué l’auditoire en
souhaitant que l’au-revoir ait lieu en territoire palestinien
libre. Ce concert a été organisé dans le cadre de la
manifestation, «Mahmoud Darwich, une vie de poésie», organisé
par les éditions en partenariat par les éditions Barzakh et
l’agence nationale pour le rayonnement culturel. La
manifestation a démarré jeudi soir au Musée des arts modernes
d’Alger, par le vernissage de l’exposition «Une nation en exil»,
du plasticien algérien, Rachid Koreïchi, et du calligraphe
irakien,
Hassan Massoudy. Hier, la troisième journée de la
manifestation était consacrée à un débat sur l’écriture de
Mahmoud Darwich, regroupant au M.a.m.a. un grand nombre
d’écrivains dont les traducteurs de l’œuvre du poète.
Par : Karimène Toubbiyaa-Midi
Libre
"Une lecture de quelques poèmes a été
donnée par Inaâm Bioud, à la Villa Abellatif. Un grand regret
cependant : ce fut bref. Une vingtaine de minutes à peine alors
que beaucoup de gens étaient venus pour écouter la poésie de
Darwich. Quel dommage ! Nous avons par ailleurs,
particulièrement apprécié le talent avec lequel Moneim Adwan a
fait jouer son aoûd avec les vers du poète en filigrane, lors du
récital donné à la salle Ibn Zeydoun. Un travail de qualité."
ALGER REPUBLICAIN/October 4th, 2009
"Aussi,
un concert des plus merveilleux, animé par Moneim Adwan Quatuor,
s’est tenu hier soir à la salle Ibn Zeydoun."
L’EXPRESSION LE QUOTIDIEN-Alger/October 2009
« Ney, flute and kânun zither make
lovely foils to Adwan’s singing. »
BBC music
MAGAZINE, Fevrier 2006
« Il est difficile de
résister aux émotions diffusées par sa voix, qui, pour aller
vite n’est pas sans rappeler celle de Cheb Mami. Tous deux ont
en partage cette saisissante aisance a monter vers les aigus.
(…) En lançant ses vers, cet artiste atteint plus sûrement le
cœur et l’âme de ses auditeurs que s’il usait des canons de la
propagande. Moneim Adwan appartient à cette courageuse confrérie
qui tisse des liens au lieu de les couper ».
Michel DOUSSOT,
Routard Mag, 21 mars 2006
« C’est une voix, rare,
grave et ample. Elle s’inspire de celles des anciennes gloires
orientales. »
Bouziane DAOUD,
Libération, Janvier 2006
« Moneim Adwan, qui vit
dans le sud de Gaza, chante des thèmes plus habituels à la
poésie arabe, l’amour, la spiritualité, la nature…Il a la voix
digne des ténors de l’âge d’or de la musique arabe de la
première moitié du XXème siècle (…) Moneim Adwan chante des
pièces méditatives, des amours contemplatives dans la tradition
de la grande musique arabe. ‘Et je rêve d’une patrie/Ressemblant
a une patrie/Qui réveille le temps’, chante-t-il, rattrapé lui
aussi par un destin qui s’appelle Palestine. »
Musiques world,
Décembre 2005
« A écouter
religieusement pour que la magie du voyage opère. Le palestinien
Moneim Adwan possède une voix merveilleuse ; ses musiciens sont
des virtuoses. »
Ouest-France, 4 juillet
2005
« The brilliant composer put on a brave
face at Fez that june 2nd night ; he decided to go
ahead with the concert alone and improvise his way through a
shortened program. « I believed in this meeting, » he told the
Moroccan audience. « We are all here for peace, i respect all
the religions in the world…even playing by myself is no problem
for me. » And he drew the most sincere and heartfelt applause of
the festival when, at the end of a tender and spontaneous
concert, he promised to return with his fellow-musicians in the
near future. »
Daniel BROWN,
Mondomix, june 2004
« Le flot aigu de son
chant, émaillé de mélismes à la limite du sanglot, parfois
incertain au début du concert s’épanouit lors des derniers
morceaux en un appel fervent chargé d’inspiration. Moneim Adwan
aura été ce soir la grande révélation du festival de Fès. Son
nom pourrait bien refleurir, « Inch’allah », sur les affiches de
bien des festivals de musique du monde. »
François
BENSIGNOR, Mondomix reportages, 2 juin 2004
« Motayem is actually rather a
heart-warming collection of songs. Having celebrated and
bemoaned the ecstasy and pain of love, Moneim Adwan and
« Pêcheurs de Perles » just leave us feeling glad that the
angsty old devil is around to inspire people like them. (…) many
of the pieces sound like a bunch of talented friends playing
together live. »
Bill BADLEY,
Songlines, 2004
« Cette rencontre à fleur
de peau (…) a donné un disque sublime, Nawah, présenté
donc en avant-première en l’église de Correns mardi, comble elle
aussi, évidemment. Un triomphe. »
Ch.C.,
Var-Matin, 20 mai 2004
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